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Le design olfactif de Starck Paris

article de nocache.auparfum.com Par Clara Muller – le 19/08/2016

Designer et architecte d’intérieur de renommée internationale, Philippe Starck lancera à la rentrée sa marque de parfums, Starck Paris.
L’intérêt du créateur pour les odeurs ne date pas d’hier : sa mère tenait une parfumerie dans l’arrière-boutique de laquelle, enfant, il pouvait passer des heures. « Dans ce lieu où j’aimais me réfugier, j’étais nulle part et en même temps j’étais partout. […] j’arpentais un territoire inconnu d’une infinie richesse ».

Les trois premiers parfums de Starck Paris ont été conçus comme des poèmes conceptuels, « affranchis des tendances ». « Travailler l’intangible, explorer l’abstraction, rendre visible l’invisible, mettre l’air en vibration, colorer la vie, créer des liens magiques, s’immerger dans la poésie, sont les défis que je me donne à travers le parfum » affirme Philippe Starck. Pour saisir l’insaisissable, transcrire en parfum ce qui n’a pas d’odeur, mettre l’intangible en flacon, le designer a personnellement travaillé avec trois parfumeurs, Dominique Ropion, Annick Ménardo et Daphné Bugey, dont la mission a été d’explorer l’idée de la rencontre entre la peau et le parfum.

Peau de Soie a été créé par Dominique Ropion « comme une forme organique sensuelle », une évocation du velouté de la peau d’une femme mais aussi de sa part de masculinité. Si aucune matière n’est dévoilée, quelques indices, à la manière d’un rébus, nous guident pour imaginer le résultat : « points cardinaux ; orientations inattendues ; duos féminin/masculin qui s’attirent et se répondent ; jeu de séduction où matières brutes ancestrales et modernes, notes animales, boisées et végétales s’équilibrent ».

Peau de Pierre, pendant masculin de Peau de Soie créé par Daphné Bugey, est un parfum pour homme qui révèle sa part de féminité. A nouveau il s’agit de réconcilier ce que l’on considère souvent comme des opposés, et à nouveau une énigme tient lieu de description : « big-bang ; exploration d’un inconnu mystérieux ; pierres minérales ; intensité boisée presque fumée ; énigme d’une molécule de synthèse plus vraie que nature ».

Peau d’Ailleurs se veut « l’odeur cosmique du vide, […] un parfum dont on ne puisse pas se rappeler parce qu’il n’existe pas ». Pour représenter cet Ailleurs indéfinissable Annick Ménardo s’est inspirée de l’image d’une météorite mais la marque évoque aussi un « mandala circulaire d’ombre et de lumière ; [le] cœur d’une matière tellurique, minérale, ambrée, musquée et boisée dont les accords ne se révèlent qu’au terme d’un lointain voyage ».

 

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