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nouvelle génération de cosmétiques

article de lexpress.fr, par Marianne Renoir

Aux Etats-Unis, une nouvelle génération de cosmétiques bio

Avec Tata Harper en chef de file, plusieurs marques américaines travaillent en direct avec les producteurs. Un mouvement qui rappelle celui des locavores avec, en ligne de mire, la création d’un véritable « terroir » de la beauté made in USA.

Et si l’on considérait les cosmétiques avec autant de respect et d’attention que ce que l’on mange ? L’idée n’est pas si saugrenue, particulièrement de l’autre côté de l’Atlantique. Gastronomie et beauté, deux secteurs qui n’ont, a priori, pas grand-chose en commun, suscitent pourtant les mêmes questionnements, la même méfiance et les mêmes fantasmes. Ainsi, pas un dermatologue ne mettra en doute le rôle capital de l’alimentation sur la santé de notre épiderme.

Aliments et beauté: intrinsèquement liés

Le secteur des nutricosmétiques – les aliments et compléments alimentaires beauté – est encore une niche mais connaît une croissance rapide (il devrait dépasser les 7 milliards de dollars en 2020 !). Et les dernières tendances food infusent les produits de beauté : après le régime végétarien, voici la mode des cosmétiques 100 % vegan. C’est loin d’être une toquade, même les marques traditionnelles commencent à y voir des parts de marché potentielles.

Les super-aliments, blindés en antioxydants – açai, acérola, curcuma, grenade, spiruline et consorts -, intègrent les sérums pour lutter contre les agressions que subit la peau au quotidien. Quant aux probiotiques – kéfir, kombucha et compagnie -, que l’on consomme pour améliorer sa flore intestinale, ils font également leur apparition dans les soins du visage. Et pour cause : certaines bactéries « bénéfiques » pourraient réguler le micro biote, c’est-à-dire l’équilibre sain des bactéries qui pullulent gentiment à la surface de notre épiderme. Bref, on mange ce que l’on applique sur son visage et inversement.

De la ferme à la salle de bains?

Pas étonnant, donc, que certains entrepreneurs aient décidé de s’inspirer du monde de la gastronomie pour créer des cosmétiques. Le mouvement « from farm to table » (de la ferme à la table), qui privilégie des aliments produits près du consommateur, sans intermédiaires, est en train de pénétrer le monde des cosmétiques. Ces pionniers inventent un nouveau modèle : il ne s’agit pas simplement de mettre en valeur la qualité de certaines plantes : c’est l’ensemble des ingrédients qui est récolté au même endroit, dans la mesure du possible. Et le soin de beauté devient quasiment un produit agricole.

L’exemple parfait est celui de Tata Harper, qui a lancé, il y a dix ans, sa gamme de cosmétiques bio fabriqués dans sa ferme du Vermont, au nord de New York, avec un succès fracassant : elle est vendue chez Sephora, aux Etats- Unis, et disponible dans de nombreux concept-stores en France.

 

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